Une bougie,
l’image d’une vierge,
ton portrait.
Des prières pour toi,
celles que tu m’as apprises.
Portrait d’une grande mère. Grande mère ma chère grande mère,
Grande mère qui se perd.
Grande mère qui s’en va.
Âme qui s’envole jusqu’ici,
qui me regarde
qui me protège
qui me chuchote à l’oreille
qui murmure avec le vent
qui souffle violemment pour attirer mon attention
pour me calmer
pour me serrer fort
pour que je pleure
pour que je crie la douleur de ce vide
noir, gris, profond
vide dont l’écho me poursuit
me frappe fort envers
le néant.
Mais alors tu arrives
sous l’orage
sous la pluie
sous le froid
pour me donner tes bras
pour que je me fonde en toi
pour que je me nourrisse de ton air
si doux
si chaud.
Grande mère, ma chère grande mère
ton regard vide me noie dans le désespoir
désespoir de ne pas comprendre POURQUOI
pourquoi tu n’es plus comme avant
pourquoi quelqu’un veut t’éloigner de nous
pourquoi tu n’es pas toi
pourquoi ces années ne sont que des souvenirs.
Grande mère, ma chère grande mère
il y a des moments
où je ne peux pas m’empêcher de fermer les yeux et de supplier à Dieu
qu’on revienne en arrière
que tu sois ici
à mon côté
que tu me parles
que tu me donnes des conseils
que tu m’embrasses
TOI.
Grande mère, ma chère grande mère
si tu savais…
si tu savais comment tu me manques
si tu savais comment je t’ai rêvée
tant de fois…
si tu savais…
le nombre de nuits où j’ai pleuré fort en silence parce que tu n’étais plus
ici
le nombre de fois où
j’ai crié fort pour que tu me protèges
pour revenir dans tes bras
tes sourires
ton amour.
Grande mère
ma chère grande mère
combien de fois je me suis étouffée
sans toi,
noyée, cassé
morceaux par morceaux,
combien de fois mon corps a disparu
petit à petit
pour aboutir dans
l’ombre.
Grande mère, ma chère grande mère
qu’est-ce que je me trompais,
qu’est-ce que j’étais idiote
de penser que tu ne serais plus avec moi.
Il a fallu que cette nuit d’hiver
je ferme les yeux dans mon désespoir
et je prie fort
en pleurant
pour que soudainement,
je te ressente,
entière
toute
ici,
pour que la flamme de cette bougie danse harmonieusement,
pour que j’écoute ta voix,
pour que je respire à nouveau ton parfum.
Tant d’années perdue dans la mer de la nostalgie.
Du passé.
Alors que tu étais,
que tu es
ici.
Avec moi.
Je t’ai sentie.
Tu m’as parlé.
Tu m’as serré fort dans tes bras,
tu as chauffé mon cœur,
j’en avais tant besoin.
J’avais si froid.
Grande mère ma chère grande mère.
J’ai alors compris que tu ne partiras jamais.
Que tu me suis.
Partout.
Que tu me guides,
que tu me protèges.
Que ces moments d’enfance n’ont pas encore fini,
qu’ils continuent,
mais à partir de maintenant seulement
avec toi,
sans ogres,
sans fantômes,
seulement toi, mon ange,
ma grande mère, ma chère grande mère,
mi abuelita, mi abueli,
ma vie,
MERCI car maintenant je sais
que je ne serai plus jamais seule.
Grande mère ma chère grande mère, JE T'AIME.

Sencillamente hermosísimo, Esme. ¡Cuánto amor hay ahí, en ese texto!!
RépondreSupprimerGracias guapo!
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