dimanche 5 juin 2011

ORAGE

Il pleut. Dehors et dans ma chambre. De l’eau et des rêves. Terre mouillé et cœur doux. Orage de printemps. Fenêtre magique qui s’ouvre encore ce soir pour recommencer le voyage à travers et dans le temps. Temps passé. Caresses de nostalgie. Souvenirs d’amour et enfance il y a quelques dimanches. Avenir incertain ce samedi. Rêve. Espoir. Peur. Excitation. Joie. Bonheur. Peur. Doutes. Excitation. Joie. Bonheur… Et la brise qui m’emportait envers le passé se transforme maintenant en pluie de DEMAIN. Pluie incertaine. Pluie sucrée. Salée. Pimentée. Mais surtout acide. A C I D E.

D’habitude je fuis les incertitudes. Elles me font peur. Je panique. Je crie. Je cours. Je cours. Vite. Très vite. Je ferme les yeux et je sais plus. Je sais plus où je vais, d’où je viens. Ma boussole s’arrête. Je pose des questions. Personne ne dit rien. Je cours encore plus vite. Le ciel devient flou. Les couleurs se mélangent. Les paysages aussi. Le Soleil levant cesse d’être impression pour devenir Le Cri. Cri muet. Cri désespérant.

Oui. Les incertitudes m’ont toujours rendue folle. Cette fois ci aussi. Mais là c’est une folie acide. Acide citron. Acide kiwi. Acide grenade. Acide orange. Acide fraise. Folie jaune, verte, rouge, orange, fuchsia. Oui. J’aime bien cette folie. Je la sens envahir mon corps. Dehors. Dedans. Comme la vitamine c. Comme le soleil. Et j’ai envie de courir mais pas pour fuir. Vite. Très vite. La boussole continue à ne pas marcher mais je ne pose pas de questions. J’entends des réponses. Incertaines. Mais je les entends. Je les écoute. Et je cours danser sous la pluie de Demain. Pluie incertaine. Pluie d’orage. Orage de printemps.

Brise. Eau. Fenêtre magique qui ce soir m’amène dans le rêve. Rêve du demain. Absence de peur.

Le Soleil est levant. Je ne Cris plus. Je regarde la mer. Libre. À l’aise. Regard perdu. Perdu dans l’eau. Eau d’espoir. Monet. Dalí. Couleurs. Rêve. Printemps. Mer. Impression. "Surréalité". Cœur qui bat. Fort. Très fort.

« Cesse la pluie » à la radio et dehors. Mon esprit revient dans la chambre. Mais la fenêtre ne se fermera pas ce soir. Car ce soir nous voyageons dans l’avenir. Un avenir qui commence. Un avenir acide. Coloré. Un avenir qui sent la terre mouillé. Le printemps et Toi.

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