mardi 29 juin 2010

La coupe du monde


Il est 22 heures. Ils prennent un verre. Ce sont les finales de la coupe du monde. Il lui caresse la jambe. Elle le regarde. Elle n’aurait jamais imaginé ses intentions. Au contraire, peut être qu’elle ne serait jamais venue. Ils se promènent. Il lui montre son salon de thé préféré. Celui où ils iront ensemble tant de fois, où elle apprendra à servir le thé, où elle découvrira la magie de la danse orientale.

Il est minuit. Ils s’assoyent au quai de la Seine. En face de Notre Dame. Il l’embrasse. Elle l’embrasse. Le temps et le monde autour d'eux disparaissent. Une histoire d’amour va naître. Une histoire d’amour qui durera officiellement deux années et demie. Mais qui ne finira peut être jamais.

Il est une heure du matin. Il lui montre son ciel méditerranéen. Il lui raconte des légendes sur l’étoile du nord. Elle l’aime. Il l’aime. Et c’est sous cette étoile du Nord qu’elle dira oui. Un oui dont le écho chantera toujours dans la nuit, quand elle regardera le ciel, en silence, et qui l’enlèvera de n’importe où elle sera et de la terre pour la perdre à nouveau dans les sentiments immortels que ses câlins lui ont laissé.

Il est à nouveau 22 heures. Je ne prends pas de verre, je regarde encore une fois les finales de la coupe du monde. Ça fait déjà 4 ans. Je regarde le ciel. J’oublie le match, je ne peux que regarder le ciel. Et tout recommence. Le verre, les caresses, le baiser, cette première nuit ensemble où une histoire d’amour allait commencer. Je regarde l’étoile du Nord et le oui revient, et la chaleur de son corps. Et le bonheur y éprouvé. Ce bonheur que aucun homme ne pourra jamais me redonner.

Ça fait déjà 4 ans. 4 ans de cette histoire qui commença un jour mais qui ne finira jamais. Comme les questions qui m’ont fait fuir ce soir froid d’hiver où il n’y avait plus de ciel, ni d’étoiles, seulement le glace par terre, et les larmes d’une fille incapable de faire confiance à personne.

Il est 22 heures. Ils prennent un verre. Une histoire d’amour commence, une histoire qui ne finira jamais.

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